Réalisation : Jeremiah Chechik
Scénario : Don Roos
Photo : Peter James, A.S.C.
Montage : Carol Littleton, A.C.E.
Musique : Randy Edelman
Costumes : Eileen Mae Sieff, Sarah Hackett, Christine Cantella
Décors : Michael Seirton, Dennis Bradford
Son : Dennis Maitland II

Producteurs : James G. Robinson, Marvin Worth
Production : Morgan Creek, Marvin Worth Productions
Distribution USA : Warner Bros.
Distribution France : AMLF





Durée : 107 mn

Sortie USA : 22 mars 1996
Sortie France : 22 mai 1996


Affiches USA, Japon, Italie :



Distribution : Isabelle Adjani (Mia Baran), Sharon Stone (Nicole Horner), Chazz Palminteri (Guy Baran), Kathy Bates (Shirley Vogel), Spalding Gray (Simon Veatch), Shirley Knight (Edie Danzinger), Allen Garfield (Leo Kartzman), Adam Hann-Byrd (Erik Pretzer)

Synopsis : Tyrannique, Guy Baran dirige d'une main de fer un collège privé. Sa fragile épouse, Mia, est la cible de ses humiliations, tandis que Nicole, professeur de mathématiques, tient le rôle de sa maîtresse. Le drame conjugal vire à la sombre machination lorsque les deux femmes, lassées de la domination de Guy, décident de se débarrasser de lui. Cependant, quelques jours après le meurtre, le cadavre disparaît mystérieusement.

Photos d'exploitation France :



Photos du film :




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EXTRAITS DU DOSSIER DE PRESSE :

Note d'intention, par Jeremiah Chechik :
Avec Sharon et Isabelle, je disposais de deux actrices d'une énorme puissance qui auraient la capacité et la volonté d'installer une tension dramatique, alliée à une finesse qui conféreraient à cette vieille histoire son caractère unique.





Isabelle Adjani :
"Pour moi Diabolique est un thriller féministe. J'adore le fait que ces deux femmes ne se contentent pas de leur rôle de victime. Elles savent reconnaître leurs vrais sentiments et leurs besoins pour l'avenir."

Privilégiant la vie autant que le cinéma, Isabelle Adjani cherche à prendre le temps de vivre et choisit de tourner peu.
"Pour une femme, la vie ne doit pas être faite que de films, surtout quand on a commencé adolescente. Entre deux films, j'ai besoin de joie de vivre, de temps pour réfléchir et de liberté. Faire un travail auquel je crois, le faire avec bonheur et le moins d'erreurs possibles, me suffit. En tant qu'actrice, j'espère que mon travail peut parfois donner de l'espoir, donner à réfléchir, donner de l'amour et inciter les gens à être eux-mêmes ; en tout cas faire pour eux ce que j'aimerais qu'on fasse pour moi (soit dit avec humour)."




Le tournage :
Pittsburg, minuit. Ça fait drôle de se retrouver là, à l'école. D'accord, deux des plus belles actrices du monde entier ne vont pas tarder à arriver, mais quand même... Ces couloirs sentent la craie, le remords, le chou. C'est comme si les murs se souvenaient de l'époque où ici c'était un lycée et non le décor d'un film.
Depuis trois mois, Sharon Stone et Isabelle Adjani travaillent dans cet espace réduit et triste, pour faire un nouveau film tiré d'un classique français à scandale des années 50 - Les Diaboliques. Depuis trois mois, elles sont prises dans un engrenage de meurtre et de manipulation ; deux femmes sont éprises du même homme dont elles ne peuvent pas se passer et qui les terrorise, et sont décidées à lui survivre, coûte que coûte. La première c'est l'épouse, qui a failli devenir nonne, et la seconde c'est la maîtresse - véritable jaillissement technicolor dans un monde monochrome. Ni l'une ni l'autre n'est innocente, car ce jeu se joue sur le fil du rasoir.
Il s'est passé une chose curieuse dans ce décor propice à la claustrophobie. Selon le réalisateur, Jeremiah Chechik, "leurs relations dans la vie sont le fidèle reflet de ce qu'elles sont devant la caméra". Il n'est pas sûr de pouvoir l'expliquer, dit-il, car les deux stars sont si différentes l'une de l'autre qu'il est difficile de les filmer dans le même cadre. Pour Peter James, directeur de la photo, "Sharon Stone, c'est la belle américaine, la star de cinéma par excellence. Pommettes saillantes, surfaces planes et lisses du visage. Quant à Isabelle Adjani, nous la filmons avec un éclairage tel qu'une lumière semble émaner d'elle, mettant en valeur la qualité presque immatérielle qui lui est propre."
C'est la blonde et la brune, l'américaine et l'européenne, la vedette de films d'actions et l'ancienne comédienne de la respectable Comédie Française. Les voilà depuis trois mois enfermées toutes les deux dans cette prison de pierre.
On dit que depuis le temps ça doit être un champs de bataille. Mais on oublie que ces femmes sont peut-être en train d'apprendre, de s'apprendre réciproquement. Pour Isabelle Adjani il y a l'exemple d'une star hollywoodienne classique : Sharon Stone, éclat, glamour et d'une autorité dangereuse à l'écran. Depuis Basic Instinct elle détient un pouvoir qui inquiète beaucoup les hommes de l'industrie cinématographique. Un pouvoir qui réside sur les entrées qu'elle fait partout dans le monde. "Les gens sont tellement séduits par elle, sur tant de plans différents", dit Jeremiaj Chechik.
Sharon Stone à l'habitude de diriger sa vie comme un P.D.G. dirige son entreprise. Pour une européenne comme Isabelle Adjani, cette façon de travailler est étonnante. "Je suis impressionnée par la façon qu'ont les stars américaines de mener leur carrière" dit-elle. "Passer directement d'un film à l'autre, c'est tout un art dans ce pays".
On lui dit qu'elle peut devenir une star hollywoodienne, et elle sait très bien qu'être comédienne ou star sont "deux choses totalement différentes".
Être star, pense-t-elle, "peut-être un fantasme, et parfois un fantasme pas très sain, s'il s'agit uniquement de pouvoir".
Par cette soirée douce, tandis qu'une bouffée de fumée flotte vers le ciel étoilé, et que le sifflement d'un train se fait entendre dans les environs, ces deux femmes très différentes avancent vers le plateau. Chazz Palminteri, qui joue le premier rôle masculin, déclare : "Sharon, c'est comme les grandes stars d'antan, les Greta Garbo, les Hedi Lamarr. C'est une des plus belles femmes du monde".
Sharon Stone arrive sur le plateau.
"Isabelle Adjani, poursuit Palminteri, c'est comme un tableau d'un grand peintre. Elle a une beauté classique, mais le plus étonnant c'est quand la caméra la surprend sous un certain angle - alors là, elle est si belle que ça fait peur."
Une lanterne bleue scintille dans les arbres ; Isabelle Adjani arrive.
Chechik déclare : "Comment est-ce que j'ai pu imagine pouvoir manipuler deux femmes qui possèdent chacune autant de puissance émotionnelle ?"
Entre les roulottes, voilà Sharon Stone, la dernière des grandes stars hollywoodiennes. (...) Dans Diabolique, elle n'est ni tout à fait malveillante, ni tout à fait innocente non plus. Aux côtés d'Isabelle Adjani, on n'est jamais sûr de savoir laquelle des deux est la victime.
Isabelle Adjani plonge une nouvelle fois dans l'eau verte de la piscine. Elle agite les pieds, elle se débat, puis elle s'abandonne de façon inquiétante. Quand elle émerge, on lit une expression de terreur absolue sur son visage. "J'ai toujours nagé la tête hors de l'eau", se plaint-elle. "Mais on a besoin que tu meures pour nous", répond Jeremiah Chechik. De murmures de sympathie se font entendre au sein de l'équipe. Ce n'est pas une simple collègue qui a mal, c'est une amie. Quant à l'expression de terreur, Adjani explique : "La difficulté, c'est que l'inconscient ne sait pas qu'on joue la comédie, il sait seulement que, si on était sain d'esprit, c'est à dire, si on n'était pas comédien, tout ça n'aurait pas de sens."
S'agissant d'une des plus grandes actrices du cinéma, "un trésor national en France", selon Jeremiah Chechik, c'est là une merveilleuse attitude d'auto-dérision. Il ne faut pas oublier qu'Adjani est aussi une travailleuse acharnée. "Elle reste la journée et la soirée entières, déclare Marvin Worth. Elle ne rate jamais les rushes. Elle est toujours concentrée sur le scénario et sur le travail." Ce qu'elle apprécie sur un tournage, c'est le travail d'équipe : "J'adore le travail d'équipe dans tous les domaines, dit-elle, j'apprécie que les gens communiquent avec moi et réciproquement..." Elle doit pouvoir s'enthousiasmer pour un travail, sinon elle refuse de le faire.
Elle semble presque fragile, pâle, belle, mais à l'écran c'est une véritable explosion. "Il nous fallait quelqu'un, dit Chechik, d'aussi puissant que Sharon à l'écran, mais d'une façon totalement différente."
Ici à Pittsburgh, pour elle il ne s'agit pas simplement de jouer pour la première fois un premier rôle dans un film américain. Elle entre dans une nouvelle vie, une nouvelle peau. Elle explique qu'elle a trouvé "un équilibre incroyable entre la vie et le travail. La vie c'est dur, mais je sais créer le bonheur pour moi et pour ceux que j'aime."
Ensemble, par cette douce soirée de brume, Sharon Stone et Isabelle Adjani ont quelque chose d'un mythe : la blonde et la brune, chacune d'une force différente... Toute l'histoire de la femme est là, si seulement on savait la lire!
Les odeurs d'école s'estompent. Dans ces couloirs institutionnels, on sent les très vieilles histoires très puissantes qui sous tendent les rouages de Diabolique. "Je voulais explorer la face cachée de la féminité, pour voir si j'étais à la hauteur, dit Chechik. J'en reviens en ayant dévoilé davantage d'informations que je ne l'aurais souhaité, y compris pour moi-même."
Sharon Stone entre dans le champ de la caméra, Isabelle Adjani l'observe. Elle commence à parler mais elle ne fera pas de grandes révélations. "Jusque-là ce film m'a appris qu'il faut que je passe mon permis de conduire, et que je dois apprendre à nager sous l'eau."
Être star, vous comprenez, c'est merveilleux. Mais ça peut attendre.
Michaël Pye - octobre 1995

4 commentaires:

Seabye a dit…

Merci !
Mon "mauvais" film préféré d'Isabelle.

Breathe a dit…

Dans la bande annonce du dvd il manque une scène. Sharon est Isabelle son derrière la fenetre quelqu'un en sais plus sur cette fameuse scène?

Anonyme a dit…

c est un bon film
et c est le seul film de E .ADJANI
que je vu .et par ce film que je connait le photo de cette belle actrice

HOGGAR a dit…

c est un bon film