
Lieu des représentations : Comédie-Française (Paris)
Reprise du vendredi 21 septembre 1973
Auteur : Henry de Montherlant
Création : 8 décembre 1954 - Comédie-Française
Mise en scène : M. Jean Meyer
Décor et costumes : Mme Suzanne Lalique
Dates des représentations :
Soirées à 20h30 : 21, 26 & 29 septembre 1973 - 2, 7, 11, 12, 17, 24 & 27 octobre 1973 - 1, 4, 10, 19, 20, 23, 26, 27 & 28 novembre 1973 - 1, 3, 4, 10, 11 & 16 décembre 1973 - 25 & 31 janvier 1974 - 9, 13, 21, 24 & 27 février 1974
Matinées à 14h30 : 23 septembre 1973 - 21 octobre 1973 - 18 novembre 1973 - 9 décembre 1973 - 3 & 17 février 1974
Distribution :
MM. Jacques Eyser : Le Visiteur
François Chaumette : Monsieur de Beaumont de Péréfixe
François Beaulieu : L'Official
Marco-Béhar : Le Lieutenant civil
Jean-Paul Moulinot : Premier Aumônier
Jean-Noël Sissia : Le Chevalier du guet
Georges Riquier : Le Grand Vicaire
Mmes Louise Conte : Mère Catherine-Agnès de Saint-Paul
Annie Ducaux : Sœur Angélique de Saint-Jean
Françoise Kanel : Mère Madeleine de Sainte-Agnès
Christine Fersen : Sœur Catherine de Sainte-Flavie
Alberte Aveline : Mère Marie-Dorothée de l'Incarnation
Ludmila Mikaël : Sœur Gabrielle
Tania Torrens : Sœur Hélène
Catherine Hiegel : Sœur Julie
Aline Bertrand : Sœur Louise
Isabelle Adjani : Sœur Marie-Françoise de l'Eucharistie
Fanny Delbrice : Deuxième Sœur
Denise Pezzani : Troisième Sœur
Élèves :
MM. Jean-Noël Baric : Le Prévot de l'Île
René Both : Deuxième Aumônier
Mmes Brigitte Dunsky : Une Sœur
Lucienne Montlaur : Sœur Françoise-Claire
Résumé : Dans les années 1660, les Jansénistes prenaient le christianime «trop au sérieux», et n’aimaient pas les «demi-chrétiens» comme dit l'une des religieuses. Parmi elles figure la Sœur Angélique de Saint Jean, ancienne maîtresse des novices, admirée par la toute jeune Sœur Françoise qui cherche auprès d’elle du réconfort au moment où certaines nonnes vont trahir. Parce qu’elle a décidé de se soumettre aux autorités religieuse et temporelle, actuelles et à venir, Sœur Flavie a dénoncé les futures proscrites et Angélique sait le dur sort de recluse qui l’attend. Est-il concevable d’être sous «l’aile du pouvoir» et non pas «sous l’aile de Jésus-Christ», ne peut-on ressourcer sa foi dans le mysticisme qui permet de la vivre ?


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Sélection de critiques :"Le ton adolescent que réclamait Montherlant"
Le sacrificateur, c'est Péréfixe, archevèque de Paris, personnage de bon sens et de médiocrité, à qui François Chaumette donne, non sans raison, un naturel presque farce... Dans le rôle de la sœur Angélique, Annie Ducaux, qui doit être à la fois dure, hostile et désarmée, réussit admirablement à passer de la sécheresse, qui appelle presque l'inimitié, à une sorte de désespérance violente, à une précarité qui retiennent notre sympathie. Isabelle Adjani, qui est la jeunesse même, à ce je ne sais quoi de buté et de perdu qui est bien dans le ton adolescent que réclamait Montherlant.
Pierre Marcabru, France Soir, 23 septembre 1973
"Un plaisir"
Cette reprise se justifie tout à fait : il faut aussi maintenir la tradition, nécessaire autant que les analyses plus audacieuses. C'est un plaisir ; un autre plaisir que celui de retrouver Annie Ducaux, incarnant cette belle figure torturée avec l'autorité d'un grand métier admirablement dominé : une leçon. Et puis, on verra Isabelle Adjani... En sœur Marie-Françoise, elle m'a paru bien plus remarquable encore (qu'en Agnès) dans sa sûreté tendue, son élan de petite fille révoltée, irréductible. Dure comme sa foi.
Matthieu Galey, Combat, 26 septembre 1973
"Inoubliable"
J'ai retrouvé l'excellent, simple et haut décor de Suzanne Lalique. J'ai retrouvé la mise en scène que Jean Meyer avait parfaitement réussie... François Chaumette nous a offert de Mgr de Péréfixe une image intelligente et non dépourvue d'ironie aussi bien que d'un certain commencement de bonne foi qui, pour un peu, frôlerait le commencement du doute. Il fait bien, il est bien tout ce qu'a voulu Montherlant... Enfin, la sœur Angélique de Saint-Jean, cette femme d'un si hautain orgueil et qui se tient si droit, mais qui ne peut faire l'aveu de sa souffrance pathétique... Pour moi, l'incarnation de ce personnage, qui est toute passion, restera la création majeure d'Annie Ducaux qui s'y montre inoubliable.
Jean-Jacques Gautier, Le Figaro, 24 septembre 1973
"Rien à dire que des compliments"
François Chaumette a composé, excellemment, un personnage qui semble fait pour attirer les flèches de Saint-Simon... De Mmes Louise Conte et Annie Ducaux (mère Catherine-Agnès de Saint-Paul et sœur Angélique de Saint-Jean) rien à dire que des compliments. Quel métier, quel admirable métier ! Pour Isabelle Adjani (sœur Marie-Françoise de l'Eucharistie), quelle nature ! Frémissante, pathétique, fragile et pure, cette jeune actrice joue d'instinct avec une admirable justesse. C'est un chant de rossignol, insolite et pur, au milieu des voix exercées des "prime donne".
Dominique Jamet, L'Aurore, 2 octobre 1973
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Port-Royal en chiffres (relevés dans le rapport des Activités de la Saison pour la période du 15 septembre 1973 au 31 juillet 1974) :
Nombre de représentations payantes : 37
Places vendues à plein tarif : 15521
Places vendues en abonnement (*) : 6252
Places vendues à tarif préférentiel : 8889
Places exonérées : 960
Total des places occupées : 31622
Jauge : 38915
Soit un Taux d'occupation de 81,25 %
(*) abonnement - soirées habillées, matinées.classiq.
1 commentaire:
J'ai remarqué qu'il était difficile de trouver des photos de cette piéce de théâtre,et c'est bien la premiére fois que j'en vois une en couleur ! Merci !
Emma
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