Figaro ci, Figaro là

25 juillet 2007

Le tournage de "Figaro" s'est achevé le 16 juillet dernier. Contrairement à ce qui avait été annoncé, il s'agit d'un téléfilm unique de 90mn et non en trois parties. Dans cette libre adaptation de l'oeuvre de Beaumarchais, Isabelle Adjani est entourée de Jacques Weber, aussi réalisateur, de Denis Podalydès et de Stanley Weber.
Déjà, quelques articles fleurissent dans les journaux de télévision. TV Grandes Chaines du 23 juillet nous offre une interview dont vous trouverez la retranscription ci-après.
De son côté, Télé Loisirs nous apprend qu'Isabelle Adjani n'a pas hésité un instant à participer à l'aventure, confiant : "L'important, c'est de se retrouver autour d'un beau texte, entre gens qui savent les apprécier, comme Denis Podalydès, qui joue Figaro, et Jacques, bien sûr. Son adaptation est légère comme du Mozart, la comtesse n'y est pas figée, mais tantôt triste, tantôt comique, comme on l'est dans la vraie vie". On nous révèle que le tournage a duré seulement 27 jours, compte tenu des exigences du petit écran qui n'on rien à voir avec celles du cinéma, et a dû s'adapter aux caprices de la météo pour les extérieurs au château de Nandy en Seine-et-Marne. La comédienne confirme : "Comme je savais que Jacques ne me stresserait pas et ne ferait pas de compromis artistique, ce rythme m'a amusé. Certains plans n'ont eu besoin que d'une prise" et ajoute évasive : "aujourd'hui, j'ai... plusieurs projets".

L'interview de TV Grandes Chaines, pour sa part, revient sur la position d'Isabelle Adjani vis-à-vis de la télévision d'aujourd'hui et nous gratifie d'infos fraîches sur l'album BO dont la sortie est très attendue.

TV Grandes Chaines : Pourquoi avoir accepté de jouer dans la fiction Figaro?
Isabelle Adjani : Parce que cette adaptation de pièces de Beaumarchais a une légèreté mozartienne. Je n'ai pas hésité une seconde, d'autant que j'ai une confiance totale en Jacques Weber. J'aime son regard sur la comédie et les acteurs. Je ne regrette pas d'avoir accepté le rôle de la comtesse Almadiva : le tournage se déroule divinement bien, sans aucune prise de tête. Et je suis très heureuse de jouer avec Denis Podalydès, qui incarne Figaro. Il est le comédien préféré de mon deuxième fils, Gabriel-Kane!

TVGC : Vous connaissiez Jacques Weber?
IA : Oui. La première fois que je l'ai vu, j'avais 15 ans! Je l'ai croisé quand je me suis présentée au concours d'entrée au Conservatoire, mais je n'avais encore jamais travaillé avec lui. Je découvre que tourner en sa compagnie est un bonheur absolu car il est intègre et généreux. Avec lui, on se sent entouré d'affection et de bienveillance, ce qui n'est pas toujours le cas... Et puis, nous parlons la même langue : c'est un homme de théâtre qui aime les mots.

TVGC : Cette fiction marque votre grand retour sur le petit écran...
IA : Oui, je n'avais pas tourné pour la télévision depuis longtemps. Pourtant, j'ai un lien affectif avec le petit écran : c'est grâce à lui que François Truffaut m'a repérée. Il m'y a découvert dans L'Ecole des femmes, de Molière, en 1973.

TVGC : Pourquoi vous faites-vous si rare à la télévision?
IA : Je ne m'y sens pas à ma place. Je n'aime pas la fausse familiarité et l'esprit inquisiteur qui règnent dans certains talk-shows. Mon absence alimente les fantasmes, mais j'ai déjà connu la rumeur avec un grand R... et désormais, je prend tout ça avec philosophie. Je ne suis pas de la génération zapping. J'ai besoin de temps pour m'exprimer, j'apprécie les silences. Les conversations qui ressemblent à des matchs, c'est trop éprouvant. Je regrette les émissions comme Le Grand Echiquier.

TVGC : Où en est votre projet d'album avec Pascal Obispo?
IA : Il s'est concrétisé! Dans ce disque, on trouve une ballade dont j'ai écrit les paroles. Les autres chansons sont l'oeuvre de Pascal Obispo. Mais vous serez surpris, parce que ce disque ne lui ressemble pas du tout! Il est parvenu à réaliser pour moi un disque sur mesure, intimiste.

Propos recueillis par Ann-Patricia Pitois.