LISTE TECHNIQUE
Réalisation: Philomène Esposito
Assistant réalisation: Thierry Verrier
Scénario, adaptation et dialogues: Philomène Esposito
Photographie: Pierre L'homme
Montage: Noëlle Boisson
Son: Pierre Lenoir
Costumes: Olga Berluti
Décors: Thomas Chevalier
Musique: Goran Bregovic
Producteur délégué: Michel Seydoux
Production: Caméra One, France 2 Cinéma, Gaumont, Lilith Films I.A.
Distribution France: Gaumont

Durée: 88 minutes
Format image: 2:40.1 - Couleur
Format son: Dolby
Sortie France: 26 mai 1993


LISTE ARTISTIQUE
Pénélope: Isabelle Adjani
Sophie: Clémentine Célarié
Mister Ray-Ban: Sergio Castellitto
Georges: Hyppolyte Girardot
L'homme au dictaphone: Michel Blanc
L'analyste: Fabrice Luchini
Le marabout: Mouss Diouf


SYNOPSIS 
Pénélope est obsessionnelle, hypocondriaque et se sent mal aimée. Son compagnon ne la supporte plus. Une nuit, exaspéré, il la quitte. Se retrouvant seule, Pénélope va se réfugier chez son amie Sophie et lui raconte ses malheurs, ses angoisses, ses suicides manqués... Sophie supporte tout mais a la tête ailleurs. Elle sait qu'elle est sur le point de rencontrer l'homme de sa vie. Et Pénélope en sera l'intermédiaire, par hasard.


PHOTOS DU FILM





Entretien - Extrait du dossier de presse
Après trois ans sans tourner, j'avais envie de dépenser mon énergie dans une comédie, d'abord. J'ai rencontré Michel Seydoux qui avait décidé de produire le prochain film de Philomène Esposito. Nous nous sommes tous réunis, il a été convenu de tourner vite dans la fraîcheur d'un élan immédiat. Pendant la préparation instantanément mise en route, Philomène a eu d'autres idées, a écrit d'autres scènes, elle souhaitait "tourner" autour d'un seul personnage féminin, alors que dans la version précédente, "elles" étaient deux copines à galérer. C'est devenu l'aventure intime et dramatico-légère de Pénélope. Pénélope a souvent des malaises et va chez le psy. C'est fini entre elle et son petit ami, mais elle ne va pas supporter d'être seule, bien sûr. Alors le film la fait accompagner par cette amie infirmière, nounou et confidente (Sophie) pendant la première partie, et la laisse seule pendant la deuxième partie faire des rencontres éclairs insolites. Ces courtes rencontres, c'est la névrose de tout un chacun qui se balade dans la rue. Pénélope prend un café avec un obsessionnel suicidaire, un médicament chez une pharmacienne qui a sauté les plombs, un rendez-vous de voyance chez un allumé, etc... On est d'accord, tout le monde débloque. C'est pas grave, les autres stressés de la vie urbaine (c'est vrai elle n'est pas la seule) vont faire basculer son chagrin d'amour pas si profond que ça après tout - dans une tendresse, une générosité amicale, une insouciance nouvelles, quelle ne pouvait pas avoir au départ, c'est-à-dire trois jours avant dans le film (le temps de cette transformation n'est surtout pas réaliste mais fantaisiste) trop absorbée qu'elle était par son problème, son problème et encore son problème.
Quel problème ? "Il" (Georges) est parti. Comme c'est triste, comme c'est dommage pour elle, mais une heure et demie après qu'il soit parti (le temps du film, il faut se rendre à l'évidence, franchement il n'avait rien à faire là (dans sa vie).