Revue de presse "Le Maître et Marguerite"

24 décembre 2008

Dernière revue de presse de l'année concernant l'exposition Le Maître et Marguerite qu'il faut absolument aller voir à la galerie Ariane Dandois située près de la place Beauvau dans le 8ème arrondissement de Paris.



"Fantasme" d'un milliardaire russe
Un nouveau rôle à couper le souffle? Non, une séance photo pharaonique du chef-d'oeuvre "Le Maître et Marguerite". C'est un businessman russe qui a financé ce projet. Diablement romanesque! Un budget de 3 millions d'euros, plus de cent "acteurs", figurants, techniciens, habilleuses... et un rêve, celui d'un riche homme d'affaires. Eugene Yakovlev a eu envie de faire quelque chose de non commercial, "de la pure poésie", dit-il. Et toucher le monde entier. Simple comme un tour de magie : il suffit de mettre en image ce roman qu'il adore, le chef-d'oeuvre de Boulgakov. Il recrute le photographe Jean-Daniel Lorieux et demande à Isabelle Adjani de poser dans le rôle-titre. Résultat : une création baroque, où la star française joue rien que pour lui ou presque. Sur ce shooting dans les rues, parcs et hôtels de Moscou, la reine Margot devient la grande amoureuse Marguerite. "Adjani n'a pas voulu que l'on retouche ces images, explique le mécène. Elle m'a dit que c'était les meilleures photos de sa vie." Elles sont exposées à la galerie Ariane Dandois, à Paris, jusqu'au 3 janvier, puis à Moscou, Londres et New York.
Par Elisabeth Sancey - Paris Match du 11/12/2008


Isabelle Adjani passe à l'Est
Le roman le plus mystérieux de la littérature russe a été mis en images par le photographe le plus fashion de la mode française. Le Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov, vu et photographié par Jean-Daniel Lorieux. Isabelle Adjani, en majestueuse Marguerite, est l'amante passionnée du Maître, qui rédige un roman sur Ponce Pilate, pendant que le diable et sa suite sèment la pagaille dans le Moscou des années 30. pour mettre en scène l'univers onirique et mystique de Boulgakov, interrogation permanente sur la vie et la mort, le bien et le mal, l'amour et le don de soi, l'art et son essence, des centaines de figurants et techniciens ont été mobilisés. Ce shooting pharaonique est un caprice du milliardaire russe Evgueni Yakovlev. Le résultat est à la mesure de l'ambition : une série de tableaux vivants, voluptueux et tragiques, dont la dramaturgie est sublimée par des extraits de l'oeuvre, affichés dans les deux langues. Un très bel hommage.
Veronika Dorman - Le Figaro Magazine du 20/12/2008